[NOSO]un policier et un militaire tués par des présumés séparatistes à Magba

L’inspecteur de police Jérémie Adjowo et le soldat de 1ère classe Idriss Tchagou sont tombés dans une embuscade alors qu’ils rejoignaient leurs nouveaux postes d’affectation. Nouveau coup dur pour les forces de défense et de sécurité camerounaise dans la région de l’Ouest. Equinoxe Télévision annonce dans son journal de 20heures de ce 19 Août 2022 que deux de leurs éléments viennent de subir une agression mortelle attribuée aux combattants séparatistes engagés dans la guerre pour l’indépendance des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L’inspecteur de police principal Jérémie Adjowo issu du commissariat central de Bafoussam et le soldat de 1ère classe Idriss Tchagou venu du 51ème Bataillon d’Infanterie Motorisée de Dschang sont tombés sous les balles de leurs agresseurs alors qu’ils ralliaient Kengo, dans l’arrondissement de Magba, département du Noun (région de l’Ouest). Leur progression vers leur nouveau poste d’affectation a été freinée au niveau d’un ruisseau. Le conducteur de la moto taxi qui les transportait n’a pas été épargné. Son instrument de travail a disparu. « Nous avons perdu du matériel et des armes que détenaient les deux éléments et la moto du mototaximan », déplore le sous-préfet de Magba Jean-Claude Eloundou. Il rapporte qu’après avoir entendu les coups de feu, la population su coin a organisé une battue sans parvenir à mettre la main sur les présumés combattants séparatistes. Du coup, la peur a envahi les esprits. Comme le témoigne cet habitant de l’arrondissement de Magba. « Ici à Magba, la population est mal à l’aise. C’est difficile d’aller au champ. Nous avons peur. Ceux qui sont en brousse en sortent déjà », renseigne-t-il, ajoutant que les populations souhaitent voir renforcée l’unité détachée dans cette localité et le plateau technique de l’hôpital local. Les corps des victimes ont été déposés à l’hôpital régional de Bafoussam. Des parties de la région de l’Ouest limitrophes des régions en crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest subissent de plus en plus les attaques de groupes armés séparatistes. Pour y mettre un terme, les autorités camerounaises ont pris une batterie de mesures.