[société] incendie à la sodecoton

C’est manifestement la saison des incendies au Cameroun. Le nombre de feux dangereux observés ces derniers mois font finalement disparaître la thèse de la coïncidence ou de l’imprudence.

Des personnes mal intentionnées ferait des pieds et des mains pour mettre les infrastructures du pays dans de très mauvais état.

La Société de développement du coton du Cameroun (Sodecoton) a été le lieu d’un incendie mardi le 10 janvier 2023.

Les faits qui se sont produits à Maroua (chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord du Cameroun et du département du Diamaré) ont inquiété plus d’une personne.

La source contactée indique que « la toiture à la Sodecoton de Maroua, précisément au quartier Domayo, a pris feu ».

Les secours ont été rapidement téléphonés. Ces derniers se sont dépêchés sur les lieux avec des matériels adaptés pour circonscrire le départ de flammes.

Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée en l’état actuel des choses. Cela est dû à la rapidité des éléments d’intervention.

Ce nouvel incendie rappelle un autre : celui de la Société nationale de raffinage. En juillet 2022, l’analyste politique camerounais Baudelaire Kemajou avait abordé le sujet : « Pour raffiner le pétrole camerounais, toutes les banques s’étaient passé le mot pour refuser de financer la Sonara.

Le projet de transformation de l’outil de production avoisinait 400 milliards de francs CFA. Seule Afriland First bank par patriotisme économique s’était engagée de financer à hauteur de 100 milliards et d’organiser un tour de table avec des fonds d’investissements pour mobiliser le solde.

Vous comprenez que tout est fait pour que le Cameroun et l’Afrique ne décollent pas. Nous avons notre responsabilité interne. Mais il ne faut pas sous-estimer l’adversité exogène.

Le développement de l’Afrique n’est pas acceptable sous d’autres cieux parce qu’il implique une inversion de la courbe à leur détriment.

Cette configuration ne devrait pas déresponsabiliser les gouvernants, ils doivent comprendre que les Etats sont en compétition et que la rivalité entre les nations est intense.

Il n’y pas de sentiments et c’est à nous de conduire de manière stratégique les affaires publiques et d’être prospectifs et non réactifs comme c’est le cas aujourd’hui.

Dans cette bataille économique, la division, l’adversité entre compatriotes est le maillon faible de la compétition et c’est pourquoi on doit être des mendiants de la paix et du dialogue politique. Plus unis on est fort, divisés on est faible ».