Cabral libii demande à paul biya de stopper la saignée au noso

Face à la presse hier, 26 octobre 2020, le leader du Parti camerounais pour la réconciliation nationale a invité le chef de l’Etat à prendre ses responsabilités suite à la boucherie humaine de Kumba du 24 octobre dernier. C’est par l’observation d’une minute de silence en hommage aux enfants qui ont péri dans le carnage de Kumba, que l’honorable Cabral Libii, vêtu de tenue noire, a introduit son allocution à la presse. C’était hier, 26 octobre 2020 dans la salle de conférence de son parti politique à Yaoundé. Dans son propos liminaire, le député du Nyong-Ekelle s’est offusqué contre ces attaques barbares qui ont entraîné la mort de plusieurs enfants. « Nos enfants sont tués, l’avenir est menacé, l’espoir de la nation est enseveli. La République est poussée dans ses retranchements. On s’attaque à nos enfants. On s’attaque au socle même de la République. On s’attaque à l’école », s’est-il indigné. Ne pouvant rester silencieux face à cet acte indicible, innommable et abject, le leader du Pcrn a décidé de s’adresser directement au président de la République qui, jusqu’à présent, garde un silence inouï. « Monsieur le président de la République, vous devez exercer dans toute sa rigueur le mandat que le peuple vous a confié. Oui ! Vous avez le devoir de protéger nos enfants. Vous avez le devoir de protéger l’avenir de nos enfants. Si vous ne le faites pas, vous avez failli. Vous pouvez arrêter cette guerre. Vous devez l’arrêter. Vous en avez les moyens ! », S’est-il exprimé à l’attention du chef de l’Etat. Non sans fustiger sa froideur depuis la commission de ces assassinats de trop. « Dès le lendemain de ce drame, le peuple devait vous voir entouré des états-majors des armées. Il n’en n’a rien été jusqu’ici. Monsieur le président de la République, en votre qualité de Chef suprême des armées, veuillez appliquer la Constitution du Cameroun contre les terroristes qui assassinent nos enfants », lui a-t-il signifié. Décongestionnement de l’Etat central Et de poursuivre en lui demandant où sont passés ses créatures qui lui sont prétendument fidèles et qui ont contribué à envenimer la crise anglophone. « Ces fameux faucons qui par leur mépris et leur désinvolture ont enchaîné des erreurs depuis l’inutile violence qu’ils ont ordonnée sur des avocats à Bamenda en novembre 2016 et l’inutile embastillement des leaders du consortium en janvier 2017, où sont donc passés ces faucons si puissants devant les conséquences de leurs inconséquences ? ». Après avoir donné une longue leçon de mémoire sur l’origine des tensions en zone anglophone, le leader du Pcrn a recommandé au président de la République de tendre ses oreilles aux attentes profondes de ses compatriotes anglophones pour définitivement mettre un terme à la crise qui dure depuis 2016 car « la solution est de l’avis de tous, le décongestionnement de l’Etat central ».


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