[Société] Extrême-Nord : plus de 40 000 déplacés internes suite aux inondations

Ce chiffre est avancé par l’ONG le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC). Depuis août dernier, la région de l’Extrême-Nord fait face à des inondations dévastatrices dans plusieurs de ses localités. « Plus de 40 000 personnes ont été forcées de se déplacer après la destruction de leurs biens par les inondations dans la région de l’Extrême-Nord », a annoncé ce 25 octobre, l’ONG le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC). Selon cette organisation humanitaire indépendante qui aide les personnes contraintes de fuir, les personnes ont été forcées de se déplacer après la destruction de leurs biens par les inondations dans la région de l’Extrême-Nord qui fait face à des inondations dans plusieurs localités des départements du Mayo-Danay, Logone et Chari, et Mayo-Tsanaga. « Les inondations sont consécutives à la fois aux précipitations abondantes, au débordement des cours d’eau et/ou à la rupture de digues », a indiqué, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha). Alors que les pluies connaissent une relative diminution depuis la mi-septembre, « une montée significative des eaux des fleuves Logone et Chari, ainsi que des lacs de Maga et Wina est observée », a annoncé, jeudi dernier, le ministère camerounais de l’Administration territoriale. D’après l’Ocha, ceci a entraîné la rupture des digues de protection, et le débordement des eaux dans plusieurs localités » dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Les départements du Mayo-Danay et Logone et Chari riverains des deux fleuves susmentionnés sont particulièrement affectés et de nombreuses localités sont envahies par les eaux entraînant l’écroulement des habitations généralement construites en terre, ainsi que la destruction de cultures, la perte de bétail et autres biens. Les inondations ont également occasionné la perturbation des services sociaux de base, notamment les écoles, les formations sanitaires et les marchés.