[politique] lutte contre la corruption, la conac en mission commando à Douala

C´est à l´occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption célébrée le 9 décembre prochain sous le thème « 20 ans de la Convention des Nations Unies contre la corruption.

Unissons le monde contre la corruption ».

A l´occasion de la journée mondiale contre la corruption, la Commission Nationale anti-Corruption (Conac) organise dans la ville de Douala du 5 au 8 décembre 2022, une Clinique Anti-Corruption. A cet effet le président de la Conac, le Révérend Dieudonné Massi Gams a rencontré la presse a Douala, afin que les hommes et femmes de médias soient témoins de cette autre campagne qui tend à rapprocher Minstitution des citoyens, à travers une délocalisation temporaire de ses services.

Y étant, l´institution va recueillir, instrui-re, recouper les dénonciations des pratiques de corruption en cours dans la ville de Douala et, le cas échéant, faire appréhender et mettre à la disposition de la justice les auteurs présumés des pratiques dénoncées. C´est du reste la réponse qui a été donnée aux journalistes qui ont voulu savoir quel sera le sort donné aux auteurs traqués car comme l´on la sait, la Conac a souvent été épinglée par l´opinion comme un simple organisme qui n´a pas d´effet coercitif vis-à-vis des auteurs d´actes de corruption. En témoigne de nombreux a-ports qui sont déposés sur la table du chef de l´Etat et qui sont demeurés sans suite car en effet l´ordre doit venir d´en haut.

Face à la presse à Douala, le président de la Conac s´est voulu réaliste. Au-delà de la volonté de rapprochement de l´institution auprès des citoyens, Dieudonné Massi Gams reconnait que les corrupteurs et les corrompus changent de méthode pour s´adapter et fondre dans la masse. La Conac dit-il, s´adapte aussi de telle sorte à ne plus laisser le temps s´écouler entre le moment de la dénonciation et le temps où les poursuites vont être engagées, car cela laisse le temps aux auteurs de faire dispa raitre les preuves. Dans les services du gouverneur, des cellules d´écoute sont d´ailleurs installées; pour ceux et celles qui viendraient spontanément dénoncer sur place, et ceux qui peuvent appeler via les numéros verts 1517 et Whatsapp 658 28 28 82.

Non à l´arnaque 
Sur place a Douala et seance tenante,les journalistes ont été témoins de deux cas de dénonciations : le client d´une banque de la place est victime du détournement de près de plusieurs millions dans son compte bancaire; le monsieur détient d´ailleurs les preuves à travers les listings de virements effectués dans son compte, les sommes consécutives aux virements ont été détournés par des agents de la banque : la Conac a été saisi à cet effet. Un autre dénonciateur, il s´agit d´un conducteur de véhicule qui a été victime d´un cas d´arnaque; un démarcheur prénommé Elvis lui a extorqué la somme de 15 000 Fcfa pour lui établir un faux permis de conduire de catégorie B. 
Interpellé par les autorités policières, il eût fallu l´intervention et la caution morale de son employeur pour qu´il soit libéré. Ce cas est également à la Conac.

"L´institution placée sous l´autorité du chef de l´Etat, au terme de sa mission à Douala, devra mettre la main sur les auteurs et les traduire en justice, comme elle le fait pour bien d´autres cas dont l´opinion n´est pas toujours au courant" , a déclaré Dieudonné Massi Gams.