[Politique] Luther André Meka : ‹‹ beaucoup de partis ont des militants de gloire ››

Selon le communicant RDPC, ces militants disparaissent à la moindre difficulté. Dans une publication sur sa page Facebook, Luther André Meka donne un cours de politique à ses folowers. A l’en croire, on entre en politique pour défendre une cause. Il prend l’exemple de feu Bernard Njongang qui après avoir créé l’ACDIC, créé son parti politique le CRAC pour mieux défendre la production locale contre les importations. « Sans vision ou une cause, le parti politique est sans objet. Il faut une idéologie. Au Cameroun beaucoup de partis politiques n’ont pas d’idéologie affirmée ou diluent leur idéologie dans le binôme: pouvoir-opposition. », affirme le militant du RDPC. Pire, regrette le communicant du parti au pouvoir, beaucoup de partis ont des militants de gloire. « A la moindre chute, ils disparaissent. Sans financement (nous y reviendrons dans d’autres développements), ils désertent. La fidélité c’est l’engagement. Qu’il pleuve, qu’il neige, vous êtes dans le parti et à toutes épreuves. Votre soutien au leader et au parti est sans faille, sans équivoque. Il est ministre, tu es là, il rentre au village tu es là. Sur le soleil, sur la pluie, tu es présent. » Ci-dessous l’intégralité de sa publication: LEÇON No1 Faire ses premiers pas en politique: LA CAUSE, LA LOYAUTÉ, LA FIDELITÉ, LA PRESENCE.. I) LA CAUSE on entre en politique pour défendre une cause. La cause est une vision qu’on a de la société et qu’on voudrait implémenter. Certains rejoignent des leaders qui luttent pour la cause et d’autres créent leur parti politique. L’exemple de feu Bernard Njongang qui après avoir créé L’ACDIC, Créé son parti politique le CRAC pour mieux défendre la production locale contre les importations ( poulets congélés, riz, oignons). Un parti politique devient ainsi un instrument de conquête du pouvoir pour réaliser une vision, une cause. Sans vision ou une cause, le parti politique est sans objet. Il faut une idéologie. Au Cameroun beaucoup de partis politiques n’ont pas d’idéologie affirmée ou diluent leur idéologie dans le binôme: pouvoir-opposition. II) LES TROIS PRINCIPES D’UN BON MILITANT – La LOYAUTÉ: il faut être loyal envers le leader et le parti. La loyauté c’est la droiture, la vérité, l’honnêteté, la probité. Beaucoup de militants vous diront que la politique c’est l’hypocrisie. A ce niveau, selon votre degré d’intégration dans le parti, votre statut, le niveau d’écoute, il faut toujours donner son avis dans le think tank, dans les réunions de stratégies, de brainstorming en interne. Tout est dans la manière, dans l’approche. Évitez la bravade, la défiance, ni la critique systématique. Donner son avis en proposant des solutions. Que votre oui soit oui pour être un militant sûr sur qui on peut compter à tout moment. – LA FIDELITÉ: un militant fidèle c’est celui dont l’engagement, l’appartenance, l’adhésion au parti ou au leader et aux idéaux du parti ne change pas selon les humeurs, les situations. La fidélité en politique est une grande épreuve. Beaucoup de partis ont des militants de gloire. A la moindre chute, ils disparaissent. Sans financement ( nous y reviendrons dans d’autres développements), ils désertent. La fidélité c’est l’engagement. Qu’il pleuve, qu’il neige, vous êtes dans le parti et à toutes épreuves. Votre soutien au leader et au parti est sans faille, sans équivoque. Il est ministre, tu es là, il rentre au village tu es là. Sur le soleil, sur la pluie, tu es présent. – LA PRESENCE: une ressource non mobilisable, n’est pas une ressource. La bonne ressource dans une action collective doit être mobilisable et corvéable. Disponible pour le parti. La puissance d’un parti politique c’est la force de la mobilisation, c’est la capacité de se mobiliser et se mouvoir dans son programme politique, ses activités. On juge un parti politique par la force de sa mobilisation dans les meetings, les manifestations politiques… Petit cours de politique Fait à Dla le 02/08/2022