Opératipn Epervier : Les derniers mois de Mebe Ngo'o en liberté

Ministre des transports il y’a encore un an, Edgar Alain Mebe Ngo’o a été limogé et emprisonné pour détournement présumé de fonds publics. Tout commence le 2 mars 2018 lorsque, l’ancien ministre du Transport (Edgard Alain Mebe Ngo’o) est évacué du gouvernement, par remaniement ministériel. Le natif de Nkolfong la sentir sa tourmente se rapprocher de lui peu à peu. Au lendemain du 2 mars, le jour du remaniement ministériel qui avait poussé l’ancien MINDEF hors du sérail, son neveu molestait Caristan Isseri, un journaliste du quotidien Le Jour. Fin janvier 2019, le journal La Nouvelle en kiosque le 11 mars 2019, note que, «les prémices de la déchéance de Mebe Ngo’o commencent à se dessiner. Une interdiction de sortie du territoire camerounais lui est notifiée, après que son passeport lui ait été retiré». Cela sera confirmé plus tard, par la correspondance relative à la situation de la société Magforce au Cameroun, du 31 janvier 2019 du chef de division enquêtes du Tribunal Criminel Spécial (TCS), interdisant à Mebe Ngo, sa femme Bernadette et ses autres coaccusés de sortir du territoire national. Entre le 5 février 2019 et le 7 mars 2019, trois perquisitions auront lieu chez Mebe Ngo’o, deux à son domicile au quartier Koweit city à Odza à Yaoundé, la deuxième perquisition ira jusqu’à la société de location Limousine Prestige dirigée par sa femme et une à son village natal à Nkolfong dans le département du Dja et Lobo au Sud Cameroun. Notre confrère rapporte qu’une «importante somme d’argent récoltée (3 milliards en espèce), 448 costumes neufs, 48 voitures de luxes saisies après les perquisitions d’Odza et de Nkolfong». Le 14 février, jour de la fête de l’amour sera un calvaire pour le mari de Bernadette, il est entendu au TCS. Après une relative accalmie, l’ancien directeur du Cabinet Civil de la Présidence de la République sera auditionné pour la deuxième fois le 5 mars 2019. Ce jour, la machine est résolument mise en marche, Edgar Alain se fait servir un ordre de garde à vue. Ceci, en «exécution des instructions du parquet général du TCS dans le cadre de l’affaire situation Magforce Cameroun».


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