[NOSO]les ex combattants séparatistes manifestent à buea

Ils se disent fatigués d'attendre leur réinsertion dans la vie civile. Nouvel accès de colère chez les anciens combattants séparatistes regroupés au centre régional du comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration antenne de Buea depuis trois ans. Ils ont manifesté mardi matin devant leur logis pour protester notamment contre la lenteur du processus de réinsertion sociale dont ils doivent bénéficier.« Entre temps ça ne nous arrange pas au Centre. Le problème n’est pas l’argent, mais la durée de notre séjour au centre est à l’excès. Les ex combattants du DDR de Buea veulent leur réintégration dans la société. Nous sommes fatigués de rester dans ce milieu pendant tout ce temps, toutes ces années après le Grand Dialogue National. », explique Nguni Célestin Yannick au micro d’Equinoxe Télévision. Ils se disent mécontents de savoir que l’on pense plus au budget alloué à l’entretien de leur centre (130 millions de FCFA selon Nguni) qu’à leur réinsertion. Ce n’est pas la première fois que les pensionnaires du centre DDR de Buea font du bruit. En 2021, ils avaient manifesté à trois reprises en trois mois. Ils réclamaient par exemple l’amélioration de leurs conditions de vie. La création de nouveaux centres multifonctionnels, annoncée dans la foulée devait permettre aux repentis issus des groupes armés d’apprendre un métier afin de se réinsérer dans la société. Le Comité national de désarmement, démobilisation et réintégration (CNDDR) a été créé par décret du président de la République du Cameroun le 30 novembre 2018. Placé sous l'autorité du Premier ministre, il a son siège à Yaoundé. Ses premiers Centres régionaux ont été créés à Bamenda, Buéa et Mora. Le Comité a pour mission d'organiser, d'encadrer et de gérer le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants du Boko Haram et des groupes armés des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest désireux de répondre favorablement à l'offre de paix du Chef de l'Etat en déposant les armes. II est dirigé par l’ancien gouverneur Faï Yengo Francis.