[NOSO]le conseil des droits de l'homme de l'ONU demande la libération d'un sécessionniste

Le Groupe de travail sur la détention arbitraire a adopté un avis concernant Sisuku Ayuk Tabe et neuf autres activistes anglophones, détenus à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui.

 

 

 

Le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a adopté un avis demandant la «libération immédiate et inconditionnelle» du leader sécessionniste anglophone Sisuku Ayuk Tabe et neuf autres activistes anglophones, condamnés à perpétuité en août 2019 et détenus à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui. Ladite sentence avait été confirmée le 17 septembre 2020, lors d’un procès en appel rapidement expédié par ladite juridiction.
Pour l’Onu, la détention du leader autoproclamé de la république fantoche d’Ambazonie et de ses coaccusés est arbitraire, car elle est contraire aux articles 2, 6, 7, 8, 9,10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Ces dispositions stipulent, entre autres que toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Ce coup de pression n’aura a priori aucun effet immédiat, le gouvernement camerounais n’ayant jusqu’à présent montré aucun signe d’assouplissement depuis l’incarcération de ces séparatistes, arrêtés en fin janvier 2018 au Nigeria puis extradés vers le Cameroun. Invoquant une arrestation illégale et ne reconnaissant par la légitimité des tribunaux camerounais à les juger, ceux-ci ont plusieurs fois menacé d’engager des mouvements de protestation allant jusqu’à la grève de la faim.
La condamnation à la prison à vie des 10 indépendantistes anglophones est assortie d’une amende de 250 milliards Fcfa (plus de 391 millions de dollars).