[NOSO]Des prêtres catholiques libérés après environ 5 semaines de captivité

Les désormais ex-otages ont annoncé eux même leur libération dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux ce samedi 22 octobre 2022. Dans une brève déclaration, l’un des prêtres remercie les kidnappeurs pour leur hostilité. « Nous voulons remercier les Freedom fighter of Ambazonian pour nous avoir libéré et pour leur hostilité. Merci beaucoup ! ». Ainsi, le déclarant confirme que les neuf personnes enlevées le 16 septembre 2022 au sein de la paroisse Sainte-Marie de Nchang, une localité de la commune de Mamfé dans la Région du Sud-Ouest, étaient entre les mains des sécessionnistes qui sont impliqués dans une lutte armée pour réclamer l’indépendance des Régions anglophones. Des sources au sein de l’Eglise catholique au Cameroun affirment qu’aucune rançon n’a été versée aux ravisseurs contre la libération des otages, à savoir cinq prêtres, une religieuse et deux laïcs. Le 25 septembre dernier, le Pape François avait lancé un appel pour leur libération. «Je me joins à l’appel des évêques du Cameroun pour la libération de plusieurs personnes enlevées dans le Diocèse de Mamfe. Je prie pour eux et pour les habitants de la province ecclésiastique de Bamenda. Que le seigneur apaise les cœurs et la vie sociale de ce cher pays » avait imploré le Chef suprême de l’église catholique romaine après la prière de l’angélus, dimanche matin à Matera dans le Sud de l’Italie à l’occasion de la clôture du Congrès eucharistique italien. Au lendemain de leur opération, les ravisseurs avaient exigé une rançon de 50 millions de FCFA pour libérer les otages, selon Mgr Andrew Nkea, président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC).«On est content de savoir que les otages sont encore en vie. Mais on s’inquiète surtout pour leur santé. On est en train de négocier pour leur libération et les négociations vont bon train. Jusqu’à présent, on ne sait pas pour quelle raison ils sont en captivité. Les preneurs d’otages avaient exigé l’argent. On a dit qu’on n’en avait pas. Ensuite, ils ont demandé que le Pape parle. Mais qu’est-ce que le Pape a a faire avec cette affaire » s’est insurgé en début de ce weekend le Révérend Tata Mbuyi, Directeur adjoint de la communication à la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) dans une interview accordée à RFI. Tout est bien qui finit bien, peut-on dire compte tenu de l’aboutissement de cette histoire.