[société] le ton camerounais devient une mode pour la jeunesse tchadienne

De nos jours, il est devenu difficile de trouver des jeunes qui parlent correctement le français avec un accent tchadien, comme c'était le cas dans les années 2000. Même ceux qui n'ont jamais mis les pieds au Cameroun cherchent à parler avec un accent camerounais, simplement pour montrer qu'ils sont plus civilisés. Les étudiants qui reviennent du Cameroun, 99% d'entre eux, parlent avec un accent camerounais, même ceux qui n'ont passé qu'une semaine à Kousseri ou à Maroua.

 


 

Le ton camerounais devient une mode pour la jeunesse tchadienne

« Ouai », « mince », « layant », « c’est commang », « Je Wanda », « Assiah », ce sont des mots qui sont souvent utilisés par les jeunes d'aujourd'hui. Entre eux, c'est encore pire lorsqu'ils parlent, surtout autour d'une table.

Pour les jeunes d'aujourd'hui, la véritable marque de la civilisation est de s'exprimer en utilisant un accent camerounais pour montrer à leur entourage qu'ils sont ouverts d'esprit.

Il est remarquable de constater comment les jeunes tchadiens adoptent progressivement des expressions et des manières de parler qui s'inspirent de celles utilisées au Cameroun. Cependant, il est important de ne pas réduire cette influence culturelle à un seul "ton" et de ne pas l'utiliser comme critère pour juger de l'ouverture d'esprit d'une personne.

Il est important de noter que l'expression "ton camerounais" pour décrire une manière de parler peut être perçue comme stigmatisante et ne reflète pas la réalité des relations culturelles entre le Tchad et le Cameroun.

Aujourd'hui, on peut constater que de nombreux jeunes Tchadiens adoptent un ton de langage inspiré de celui des Camerounais. Il est important de noter qu'il n'y a rien de mal à s'exprimer différemment, mais il est important que les personnes sachent s'exprimer correctement dans la langue de leur choix.

Pourquoi les jeunes Tchadiens choisissent ce ton ? peut-être parce qu'ils considèrent que cela les rend plus "civilisés" ou plus "ouverts" aux autres cultures, ou peut-être pour montrer qu'ils ont voyagé ou étudié au Cameroun.

En plus du ton camerounais, il est important de se rappeler que la jeunesse tchadienne s'exprime également en arabe, en langues locales et en français. Il est important de respecter les différentes façons de s'exprimer et de reconnaître la richesse de la diversité linguistique.