[SOCIÉTÉ] Fête de fin d'année : le poulet se fait rare et chère à Douala

Les vendeurs le justifient par la flambée des intrants.

Incontournable dans les plats à Noël, le poulet est rare et chère dans les marchés de Douala. A trois de la fête, les consommateurs déchantent. Les prix de la volaille sont passés du simple au double dans les marchés de la ville, à la stupéfaction des consommateurs. « C’est trop cher. Je préfère encore acheter du poisson. Un petit poulet à 7500 FCFA. C’est exagéré », s’indigne une ménagère au marché e la Cité des Palmiers. Ici, les prix vont de 7000 à 15000 FCFA en fonction du poids.

Une situation de plus en plus difficile alors que la demande est croissante selon les commerçants. «.Nous vendons selon le prix d’achat. Le poulet qui coûtait 3500 FCFA il y a deux semaines s’offre à 6750 ou 7000 FCFA selon les négociations », explique un vendeur. A cela, poursuit-il, s’ajoute un risque de pénurie du poulet qui contribue à sa hausse, justifiée  par des vendeurs par une flambée des prix des intrants.

Face aux députés récemment, le ministre du Commerce, Luc Magloire Atangana a évoqué le risque d’un manque de poulets dans les marchés pendant la période des fêtes de fin d’année en raison de plusieurs facteurs combinés. Il s’agit, a-t-il expliqué, de la grippe aviaire qui sévit actuellement dans les pays exportateurs de volailles, de l’indisponibilité des intrants à base de maïs et de soja, accentués par la sécheresse dans certains bassins de production.

Pour pallier à cette flambée des prix des produits de grande consommation, le Mincommerce vient de lancer des foires promotionnelles dans les dix régions du pays pendant cette période des fêtes de fin d’année. Pas sûr que cela puisse avoir un impact significatif sur l’inflation qui reste galopante.