L'inquiétude des musulmans face à la flambée des prix

Les fidèles ont de la peine à s’approvisionner en produits alimentaires de première nécessité, essentielles en cette période de jeûne. Depuis le 02 avril dernier, les fidèles musulmans observent le mois du jeûne du Ramadan. Cette année, ils sont confrontés à une hausse exponentielle des prix de denrées alimentaires de première nécessité indispensables pour cette période. Il s’agit entre autres de la farine de blé, du sucre, du riz, de l’huile. Déjà en inflation depuis plusieurs mois, la guerre en Ukraine n’a pas amélioré les choses. De nombreux obstacles observés dans les chaînes d’approvisionnement de la farine de blé, du riz et le sucre. Ce qui a réduit l’offre de ces denrées dans la ville de Yaoundé. Les consommateurs sont confrontés à une augmentation des prix au fil des jours, en cette période de Ramadan. S’offrir de la farine de blé, le sucre, ou encore du riz n’est plus acquis à Yaoundé. « Le sac de farine de 50kg qui coûtait 19000 Fcfa voire 19500 Fcfa s’élève désormais à 26000Fcfa. Et même pour l’obtenir, ce n’est pas facile. Nous autres, nous nous contentons du minimum. Pour la fête, nous allons seulement acheter le nécessaire », explique Ramlatou, fidèle musulmane. Ce phénomène qui ne cesse de réduire le panier de la ménagère et semer l’inquiétude est aussi l’un des dérivés d’un bras de fer entre le gouvernement et les industries meunières. Consommé dans la bouillie, le riz aussi est l’un des aliments indispensables lors du mois de Ramadan. Dans les supermarchés et les boutiques, les prix du sac de 25kg varient entre 10500 Fcfa à 15000 Fcfa et ceux de 50kg, de 19000Fcfa à 31000Fcfa. Au quartier Essos, certains commerçants ont pu surpasser cette situation. « J’ai vu l’affaire- ci de loin. Je me suis préparé. Mes clients n’ont pas de problèmes, j’ai assez de stocks pour satisfaire leur demande », indique Mohamed, boutiquier. Comme toutes les autres denrées alimentaires, le sucre n’a pas été rayé de la liste. En mars 2022, l’on se souvient que la Sosucam avait revu le prix du sac de 50kg de sucre blond. Aujourd’hui, le sac s’élève de 28750 Fcfa à 29800 Fcfa selon les différentes régions. Ce qui met encore les consommateurs en difficulté mais, malgré cela, certains tiennent encore le coup. Pour ces moments sacrés de la religion musulmane, les fidèles s’en remettent à Dieu pour ne pas se laisser perturber par l’augmentation des produits alimentaires. « Malgré tous ces problèmes, je suis sûr qu’on va s’en sortir. Allah ! », confie Idriss Souleymane, couturier.


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