[Politique]les propositions du MRC pour sauver l'extrême nord des inondations

Dans un communiqué, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun exhorte le gouvernement à prendre ses responsabilités face aux inondations dans le Mayo-Danay. Par le biais de son président national Maurice Kamto, le MRC fait une série de propositions dans le but de maîtriser les inondations. Le MRC fait des propositions pour maîtriser des inondations Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) « Depuis plusieurs jours, les populations du département du Mayo-Danay et en particulier celles des localités de Maga, Wina, Guirvidig, Guéré, Kaikai et Yagoua subissent les affres des aléas climatiques dues aux pluies diluviennes provoquant des inondations sur des étendues des champs rizicoles ainsi que dans les habitations, occasionnant des déplacements de ces populations sinistrées pour élire provisoirement domicile dans des écoles et des constructions de fortune. Cette situation précaire les expose à plusieurs dangers menaçant leur santé et impacte de manière directe les équilibres sociaux déjà fragiles dans cette partie de notre pays, déclarée officiellement “région économiquement sinistrée”. En plus, elle expose la communauté éducative à des défis sans issues en cette période de rentrée scolaire. Les énormes dégâts causés et déjà identifiés font peser de graves risques de famine à grande échelle auxquels malheureusement les populations de ces contrées sont si souvent confrontées. Le MRC admire le courage et l’élan de solidarité dont font preuve les populations face à ces événements dramatiques, que des mesures adéquates auraient pourtant pu permettre d’anticiper. Le MRC exprime sa compassion aux familles qui auraient perdu un être cher dans cette catastrophe, et toute sa solidarité à l’ensemble des populations sinistrées. On se souvient qu’en septembre 2012, une catastrophe similaire était survenue, obligeant ainsi le Président de la République à effectuer un déplacement dans les zones sinistrées. Des promesses avaient été faites alors, à grand renforts de communication, d’assurer une meilleure prévention des catastrophes de cette nature à l’avenir. On peut constater, pour le déplorer, que dix ans plus tard aucune des mesures annoncées alors n’a été mise en œuvre de manière efficace. Les populations restent livrées aux calamités naturelles.