[politique]le Rdpc en ordre de marche à Baham, terre d'origine de Maurice kamto

Au Cameroun, la date anniversaire de l'accession de Paul Biya à la présidence approche. Le 6 novembre, cela fera 40 ans (1982-2022) qu'il est à la tête du pays. Tandis que ses détracteurs critiquent son mode de gouvernance, les cadres de son parti, le RDPC, mobilisent autour de cette date pour en faire une célébration et réaffirmer leur soutien total au chef de l'Etat. Ainsi, vendredi 28 novembre, dans la région de l'Ouest, une vaste " maison du RDPC " a été inaugurée à Baham, chef-lieu du département des Hauts-Plateaux, terre d'origine de l'opposant Maurice Kamto. Plus de 500 militants mobilisés et des invités de prestige... En réunissant de hautes personnalités de l'Ouest comme le président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, le sultan-roi des Bamouns, Nabil Mbombo Njoya, le gouverneur, le préfet ou encore le maire et les chefs traditionnels, le promoteur de l'événement, le conseiller spécial du président Biya, Luc Sindjoun - lui-même natif de Baham - l'affirme : les Hauts-Plateaux sont acquis au RDPC." Le RDPC est chez lui dans ce département. Le RDPC s'inscrit dans la durée, dans la permanence et non pas dans l'intermittence, comme certains petits partis politiques ", martèle t-il. Durant la cérémonie, le nom de l'opposant Maurice Kamto, lui-même originaire de Baham, candidat à la dernière présidentielle de 2018 n'est jamais prononcé. En revanche, le portrait du président Biya est partout : sur les banderoles, les écharpes ou encore les pagnes des mamans invitées à chanter entre chaque prise de parole et au-dessus de la tête du secrétaire général du comité central du parti, Jean Nkuete. " C'est derrière lui que nous devons être et nulle part ailleurs car aller ailleurs, c'est choisir de nous perdre, déclare Jean Nkuete à la tribune. Les échéances du futur frappent déjà à nos portes. " Déclarant que l'ingratitude ne paie pas et que seule la fidélité est gage de stabilité, Jean Nkuete appelle les militants de l'Ouest à barrer la route aux opposants, en particulier, dit-il, ici à Baham et à Bamendjou, commune du doyen des chefs traditionnels du Cameroun, le roi Soukoudjou.