[Politique]le préfet du haut nkam suspend le chef du village Batcho pour une durée de 6 mois

L’autorité administrative, Lanyuy Harry Ngwanyi, reproche à sa Majesté Léopold Nkakam Noubibou d’être complice de l’agression par ses populations du chef supérieur Banka, S. M. Pierre Arnaud Monkam Tientcheu en mai dernier. A Batcho, une localité située dans le groupement Banka, département du Haut-Nkam, région de l’Ouest, le chef n’a plus droit d’exercer son pouvoir traditionnel au moins pour les six prochains mois. Sa majesté Léopold Nkakam Noubibou a en effet été suspendue de fonction par le Préfet de ce département, Lanyuy Harry Ngwanyi. « Monsieur Nkakam Noubibou Léopold, chef du village Batcho, sous-chefferie du groupement Banka, est pour compter de la date de signature du présent arrêté, suspendu de ses fonctions pour une période de six mois renouvelable », rapporte le quotidien Le Jour de ce lundi 31 octobre 2022, s’appuyant sur un arrêté préfectoral. Au terme de ce sursis, il ne devrait pas être exempt d’autres sanctions. « Une décision définitive sera prononcée à l’encontre du concerné dès l’aboutissement des procédures administrative et judiciaire en cours », ajoute le Préfet. Cette décision fait suite à l’agression il y a cinq mois du chef supérieur Banka, Sa Majesté Pierre Arnaud Monkam Tientcheu, par les populations de Batcho. Le journal de Haman Mana raconte que « ce dernier (Chef Banka) avait été arrêté le soir du 12 mai 2022 au Lycée technique de Batcho, alors qu’en compagnie de notables, ils effaçaient le préfixe « Ba » sur une plaque de l’établissement. Comme sur d’autres plaques de structures publiques avant. Dans la version des faits qu’il avait rendue publique le lendemain, le chef Banka affirme plutôt qu’il s’y était rendu à 18h30, pour visiter une route. Des villageois les ont considérés comme des vandales. Traités comme tels ». Il est donc reproché au chef du village Batcho d’être complice des sévices infligés par ses populations, pour avoir retenu captifs le chef Banka et ses notables, alors que ceux-ci, conduits dans sa chefferie, croyaient y trouver refuge face à la furie populaire.