[Politique] Les derniers combats politiques du président Paul Biya

A 89 ans, le chef de l’Etat doit entre autres assainir les mœurs publiques avant de tirer sa référence. Paul Biya, 89 ans, est président de la République du Cameroun depuis le 6 novembre 1982. Alors que des observateurs doutent de sa capacité à gérer encore les affaires du pays, le Pr Pierre Mila Assoute pense que le président a des derniers combats politiques à mener avant de quitter définitivement la scène. « Quatre combats majeurs seraient à suggérer dans un seul, du moins ceux qui se dessinent dans mon écosystème politico-intellectuel : Le défi de l’émergence donc des Hautes Ambitions, le défi de l’éradication des petites mœurs, donc de la rigueur et moralisation, le défi d’une transition qui incarne l’ensemble des deux précédents comme repère majeur de pérennité de la paix de la cohésion et la stabilité…le défi diplomatique dans un contexte de reconfiguration géostratégique du monde et d’un retour acté a la guerre froide entre bloc occidental et Sino-Russe. », peut-on lire dans sa tribune. Ci-dessous l’intégralité de sa tribune: LES DERNIERS COMBATS POLITIQUES DU PRESIDENT ! A 89.ans, c’est une lapalissade d’affirmer qu’un homme fait de chair, d’os et d’esprit, perd son énergie et mène ses derniers combats de vie publique. Surtout en Politique, même s’il ne s’agit pas encore du destin ultime, personne n’étant dans le secret du créateur suprême… Pour élaborer ce sujet, délicat, il me vient à l’esprit des questions. Le Cameroon est-il devenu et doit-il rester le Temple des détournements de fonds publics et un lieu de Culte chronique de la Corruption et des petites mœurs aux antipodes de <<Rigueur et Moralisation>> ? Le Peuple et l’opinion globale sont suspendus à l’attente des derniers Combats du Président. L’attention et les tensions psychologiques sont à prévoir au terme de quels types d’hommes et de femmes, il optera pour accompagner ses derniers combats pour sa Nation. Pour les adeptes des rumeurs de remaniement, il pourrait ne pas s’agir d’ un casting classique de chaise musicale. Mais des Axes des derniers combats. Quatre combats majeurs seraient à suggérer dans un seul, du moins ceux qui se dessinent dans mon écosystème politico-intellectuel. – le défi de l’émergence donc des Hautes Ambitions, – le défi de l’éradication des petites mœurs, donc de la rigueur et moralisation, -le défi d une transition qui incarne l’ensemble des deux précédents comme repère majeur de pérennité de la paix de la cohésion et la stabilité… -le défi diplomatique dans un contexte de reconfiguration géostratégique du monde et d un retour acté a la guerre froide entre bloc occidental et Sino- Russe. Lorsque le président de la République, Paul BIYA, théorise << rigueur et moralisation>> en 1982, la fertilité de cette idéologie fonde de croire au modernisme politique dans la gestion étatique des biens et services. Son accession au sommet pyramidal étatique suscite cet espoir généralisé porté par le Rdpc. Cet espoir lui survivra-t-il dans ses derniers combats avec le Rdpc… En 1982 il n ‘existait pas encore de fonctionnaires milliardaires et multimilliardaire, à l aise d exhiber leur fortune urbi et orbi comme il est le cas sous « la rigueur et la moralisation »… Le Président va tout de même identifier l’un des facteurs de notre retard de progrès : « l’inertie ». Celle des prises de décisions des décideurs en charge des ministères… Il s ‘interrogera donc lui-même en réalité : <<quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants et qu’est- ce qui nous manque pour hisser notre pays parmi les plus grands et les plus respectés du monde? …>> Les comportements de décideurs et gestionnaires de la fortune commune, ne répondent pas assez au quotidien a ces questionnements présidentiels… Or, comment pouvons-nous éradiquer les deux vermines que sont, <<prédation et vénalité>>, dans notre champ social et surtout étatique, et envisager corrélativement d’atteindre les objectifs de de développement et de progrès sans garder le courage d éradiquer de la sphère de gestion de biens publics, des hommes au deficit éthique établi, en somme des brigands et délinquants infiltrés dans la gestion de l’Etat, clairement identifiés par la chambre des comptes de la Cour suprême et donc de la justice de la République? Si l’inertie est donc le mal reconnu, identifié par le président de la République lui-même, alors la procrastination et l’injustice qui n’ont pas droit de cité non plus, sont ses frères jumeaux… Lorsque dans le cabinet d ‘un chef de l’Etat qui théorisé << la rigueur et la moralisation>> est reçu un repris de justice dans les Ors de la République, alors que sa libération de prison où croupissent ses semblables reste un mystère, l’on se rapproche de la République de « si je savais » donc d’un pays bordélique. il s’agit à la moitié de ce septennat, 7 moins 3 ou moins 4, d écrire son nom dans l’histoire, soit loin des médiocres ou soit, de finir ses derniers combats avec la production de la médiocrité, de la fange ténébreuse avec des délinquants à col blanc de la République, que répugnait pourtant le chef de l’Etat. Dans ces conditions, faudrait-il vraiment s’étonner, dans un État de truanderie normalisée, de prédation valorisée, où sans scrupule peut vaquer la délinquance dans les Ors de la République, côtoyant ministre et services, image et grand renfort médiatique à l’appui, que d’autres structures publiques, telles le PAD, la SNH par Glencore, et on entend aujourd’hui des voix s’élever sur une affaire du patrimoine national << les Lions Indomptables>> avec » All One Sport », une nébuleuse ou un serpent de mer à la Fecafoot, par effets de contamination, offrent le visage hideux des repères de faisants et des disant, impropres à l’éthique ? Pr. Pierre Mila Assoute