[Politique] Affaire Ngoh Ngoh : la gestion de l'État par la rumeur fondée

Selon Parfait Mbvoum, militant du Social democratic front (Sdf) le Cameroun est désormais dans une insécurité juridique. Dans une analyse ce mardi 25 octobre 2022, l’homme politique salue le lanceur d’alerte et journaliste Boris Bertolt. « Avant tout sur cette affaire, il faut rendre hommage au journaliste et cyber influenceur, Boris Bertolt, dont certains lisent, dorment sur sa page, font sa revue matin et soir, sont scotchés sur ses breaking news. Mais qui, en public, l’insultent de tous les noms d’oiseaux », écrit-il. « C’est un peu, comme se nourrir de la viande du porc et insulter le porc. On se fait mal intérieurement. On se ronge en détestant quelqu’un qu’on consomme en cachette et dont on attend un peu plus comme on attend Jésus. C’est typiquement Camerounais. Détester son bienfaiteur. Bravo Boris ! En effet, c’est lui, qui, depuis quelques jours a levé ce lièvre. D’abord avec la convocation à être entendu dans les bureaux du Ministre Ngoh Ngoh, ensuite d’être convoqué au TCS et enfin d’un mandat d’amener », ajoute-t-il. Patron de la police, patron de la gendarmerie, le patron du Bir, celui qui détient au moins 15 ministres Pour l’homme politique, la sortie groupée des journaux pro Ngoh Ngoh et celle d’un journal international ne peuvent que donner raison à Boris Bertolt, qui, comme plusieurs autres affaires, a au moins, deux semaines de longueur d’avance sur les autres. « Cette situation, autant qu’elle est vraie ou pas, nous conforte dans le fait que nous sommes dans une insécurité juridique et politique. Comment dans un pays dit normal, peut-on subir les affres d’une bureaucratie autant muette, nous laissant à la merci uniquement d’un journaliste qui n’est pas au Cameroun ? », questionne-t-il. « Comment et pourquoi la justice ne communique-t-elle pas sur une opération engageant un Vice-Président ? Patron de la police, patron de la gendarmerie, le patron du Bir, celui qui détient au moins 15 ministres dans le gouvernement actuel, une cinquantaine de Directeurs généraux ? Où est le fameux Mincom, prompte à réagir, lorsqu’un simple Président de cellule d’un parti politique d’opposition veut organiser une marche ? Où sont les partis politiques pour exiger le devoir d’information sur une telle actualité ? Société civile où es-tu ? », poursuit ce dernier dans son questionnement.