[NOSO] De présumés amabazoniens relâchent 15 personnes enlevées à Batibo

Les 15 personnes qui ont été enlevées venaient enterrer leur grand-mère.

Le jeudi 5 janvier 2023, 15 personnes ont été enlevées à Ashong, une localité de Batibo, située dans la région du Nord-Ouest en  proie à la crise anglophone comme celle du Sud-Ouest. D’après le journal de notre consoeur Mimi Mefo, les victimes qui ont été relâchées le 6 janvier sont arrivées dans la région pour l’enterrement de leur grand-mère. Les combattants ambazoniens sont soupçonnés d’être derrière cet acte. Toutefois jusqu’à ce jour aucun groupe armé à Batibo n’a revendiqué cet acte. Soulignons que même si ces personnes en deuil ont été libérées, les rapports indiquent que le sous-chef de la région, James Taboh, est toujours détenu en captivité.

Au Sud-Ouest, les nouvelles ne sont pas si rassurantes que celles du Nord-Ouest. Le journal de notre consoeur rapporte que des combattants séparatistes auraient envahi Bache, un village d’Akwaya et ils auraient tué trois personnes au cours du raid le 4 janvier 2023. Les victimes sont Pa Jonas Ekwale Abang 79 ans, M. Ebai Ashu John 58 ans, et Esua Desmond Kajang 30 ans.

«S’adressant à MMI, un habitant de Bache a déclaré que les combattants, « … sont entrés dans Bache, ont tiré et tué trois personnes innocentes, en ont blessé dix, en ont forcé six à boire une bouteille complète de whisky chacun et ont incendié le palais. » Selon notre source, d’énormes sommes d’argent et des biens ont également été emportés des domiciles privés et des locaux commerciaux. «Il y a eu des vols, des pillages et des destructions totales de propriétés à Bache. Les personnes souffrant des graves effets du whisky (éthanol) et les blessés sont actuellement hospitalisés à Mamfe pour des soins médicaux », a-t-il ajouté», peut-on lire dans le journal de notre consoeur qui précise que cet assaut serait dû au fait qu’il y a de cela quelques jours, les soldats ont attaqué et détruit un camp Amba situé entre les rivières Manyu et Ebinsi.

Et les ambazoniens accusent les populations du village Akwaya d’avoir collaboré avec les soldats.