Akere Muna adresse une lettre ouverte à Cavaye Yéguié Djibril

L’ancien candidat de la Présidentielle 2018, a interpellé le président de l’Assemblée nationale, sur les propos tenus par Essomba Bengono militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, au sujet des populations des régions anglophones. Akere Muna appelle le président de l’Assemblée nationale Cavaye Yéguié Djibril à faire une sortie comme cela a été le cas avec la résolution du Parlement européen. L’ancien candidat de la Présidentielle 2018 exprime son mécontentement, suite à la sortie du militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) Essomba Bengono sur le plateau d’Equinoxe Soir du lundi 13 mai 2019. «Le Tribunal militaire de Yaoundé a rendu le jugement n°99/CRIM/2018 du 10 avril 2018 condamnant M. Ambeazieh à onze ans d’emprisonnement, avec une amende de 59 780 francs CFA, plus 5 millions francs de dommages et intérêts à l’Etat du Cameroun. M. Ambeazieh a été retrouvé avec un tract appelant aux villes mortes. Il a été immédiatement arrêté et transporté à Yaoundé. Il a été inculpé et reconnu coupable d’apologie au terrorisme, à la sécession, à la révolution, à l’insurrection, pour diffusion de fausses nouvelles et pour hostilité à l’égard de la patrie. Notre cabinet d’avocats (Muna, Muna & Associates) a agi à titre bénévole pour lui, comme cela est le cas pour plus de 40 autres affaires. Nous avons interjeté appel du jugement susvisé et cette affaire est pendante», écrit le fils de Solomon Tandeng Muna. Dans la suite de sa lettre, il affirme que les propos tenus par Essomba Bengono au moment où le Chef de l’Etat appelle au dialogue, jettent plutôt du discrédit sur l’initiative du pouvoir. «A un moment où les camerounais réfléchissent sur le dialogue proposé par le Président de la république en même temps que beaucoup d’autres sont attentifs au discours du Premier ministre, chief Dr Dion Ngute, une telle déclaration de la part d’un élu du peuple, loin de constituer une distraction a le potentiel de jeter du discrédit sur tout discours sur la paix et le dialogue promu par le parti politique auquel il appartient», écrit Akere Muna. Celui-ci affirme attendre par ailleurs la réaction des chefs d’église. Parce que la bible a été utilisée pour comparer des citoyens camerounais des régions anglophones à ceux de Sodome et de Gomorrhe exterminés.


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