Université de ngaounderé,les tripatouillages budgétaires de chinjie melo

Par Léopold DASSI NDJIDJOU « Je vous invite, Monsieur le président du Conseil d’administration, de me dire quel budget je dois considérer dans l’exercice de mon travail de Contrôleur financier spécialisé auprès de l’université de Ngaoundéré », s’interroge Joseph M. Abessolo. Il indique par ailleurs qu’au moment où il s’apprête à mettre sur pied les formalités d’accréditation des ordonnateurs de l’université de Ngaoundéré, tous se plaignent de n’avoir pas reçu une copie du budget adopté pour l’exercice 2022. Il précise, déçu que le budget doit rester et demeurer un instrument de crédibilité et de fiabilité d’une institution. Le spécialiste des affaires économiques et financières poursuit en soulignant que le budget doit être rendu public et transmis à tous les gestionnaires de crédits de la structure. Toute chose à laquelle n’obéit pas Uphie Chinje Melo dans l’élaboration de ses prévisions. De manière générale elle a conçu un budget en parfaite opposition aux « prescriptions et recommandations prises et adoptées lors de la 47ème session ordinaire du Conseil d’administration qui s’est tenue le 15 décembre 2021 à Ngaoundéré ». De ce fait on apprend qu’Uphie Chinje Melo a refusé de supprimer du budget 2022 les lignes indemnités de souveraineté d’un montant de 37.000.000 Fcfa, « avantages et indemnités que s’était attribuée Madame le recteur sans bases légales, car aucun texte juridique ne soutenait lesdites primes ». Dans la même veine, le Contrôleur financier explicite que les ministres des Finances et de l’Enseignement supérieur lui avaient déjà demandé de surseoir à l’augmentation des primes. Elle a donc jugé de ne pas s’exécuter comme l’indique le Contrôleur dans sa lettre. Toujours dans le budget du recteur Chinje Melo, il existe une ligne liée aux dépenses relatives à la Can TotalEnergies 2021, s’un montant de 7. 600.000 Fcfa alors que la compétition ne se joue nullement dans la région de l’Adamaoua, s’étonne l’expert en matière des Finances publiques. La troisième curiosité est qu’elle a introduit dans son budget une société coopérative (Coop-ca-unice) à hauteur de 17.000.000 Fcfa pour son financement, allant ainsi à l’encontre du décret du 19 janvier 1993, portant organisation administrative et académique de l’université de Ngaoundéré. En 4ème lieu, le recteur n’a pas respecté les dispositions légales de la répartition des ressources issues de la subvention de l’Etat : 65% pour les services communs et 35% reparties aux différents établissements. Or, dans le budget, le recteur attribue les charges communes à l’exemple de l’eau, électricité et internet aux différents établissements qui ont un budget déjà assez maigre. La réponse d’Abdoulaya Babale, le président du Conseil d’administration de l’institution universitaire, est vivement attendue


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