[économie]les recettes pétrolières génèrent 230 milliards en 4 mois

Selon le document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2023-2025 commis par la direction générale du Budget (DGB), cette performance est principalement due à la hausse des cours du pétrole. Le conflit russo-ukrainien n’a pas que des aspects négatifs. Il apparaît comme le principal facteur qui a permis à l’Etat du Cameroun d’enregistrer une augmentation des recettes pétrolières à fin avril 2022. En effet, le document de programmation économique et budgétaire 2023-2025 révèle qu’à la date mentionnée supra, les recettes pétrolières qui ont été recouvrées se chiffrent à 229,9 milliards de Fcfa. Ce chiffre est en hausse de 86,8% (+60,9), comparé à celui enregistré à la même période en 2021. La principale raison qui explique cette performance, est « la hausse des glissements annuels des cours mondiaux de pétrole, consécutive à la guerre Russo-Ukrainienne » peut- on lire dans le document qui a été élaboré par la DGB. En 2022, le cours du baril de pétrole a franchi la barre des 100 dollars, pour un pic de 117,2 dollars en mars 2022. Or au cours de la même période en 2021, le cours du baril de pétrole variait entre 54,8 et 64,8 dollars. Selon la société nationale des Hydrocarbures (SNH), entreprise publique chargée de la gestion des intérêts de l’Etat dans le secteur pétrolier et gazier, un montant de 205 milliards de ces recettes pétrolières enregistrées à fin avril 2022 après déduction des charges, a été transféré au trésor public camerounais. L’entreprise précise que 13,68 millions de barils de pétrole ont été vendus à fin avril 2022, contrairement aux 13, 25 millions de barils qui ont été vendus en 2021 au cours de la même période, soit une augmentation de 3,24%. L’augmentation des recettes pétrolières qui a été enregistrée a permis aux recettes budgétaires internes, dont les deux grandes rubriques sont les recettes pétrolières et celles non pétrolières, d’atteindre la barre de 1 297, 6 milliards, en augmentation de 159,6 milliards (+14%) par rapport à la même période au cours de l’exercice 2021, où elles se situaient à 1 138 milliards. Il faut noter que les recettes non pétrolières ont elles aussi connu une hausse de 72,9 milliards, passant ainsi de 995,4 milliards en fin avril 2021, à 1 068,3 à fin avril 2022. Toutefois, il faut relever que les performances qui ont été enregistrées, n’ont pas permis aux recettes internes budgétaires d’atteindre les objectifs prévus sur cette période. De janvier à avril 2022, les recettes budgétaires internes recouvrées sont de 1 297,6 milliards, en augmentation de 159,6 milliards (+14%) par rapport à la même période de l’exercice 2021, où elles se situaient à 1 138 milliards. En revanche, elles affichent un taux de réalisation de 92,6% par rapport aux 1 401,7 milliards d’objectif de la période. La faute pourrait revenir aux recettes non pétrolières, qui n’ont pas atteint les 1 133 milliards de prévision à avril 2022, ce qui représente un taux de réalisation de 94,3%. Selon le document de programmation économique et budgétaire 2023-2025. Cette contre- performance est le résultat des sous réalisations en recettes fiscales (98,1% de taux de réalisation) et non fiscales (41,4%).