Affaire fecafoot-lfpc : l'exécution des décisions au-delà de la sentence du tas

Le verdict rendu par le Tribunal arbitral du Sport, le 14 septembre, qui réhabilite la Ligue professionnelle du Football du Cameroun suffira-t-il pour que les choses reviennent comme avant ? Décidément, le foo.tball camerounais est loin de quitter les prétoires, pour se jouer dans les aires de jeu et faire vivre dignement ses acteurs majeurs, qui passent le clair du temps dans des procès interminables coûtant cher à l’Etat. En effet, après la suspension de la Lfpc – la Ligue professionnelle du Football que dirige le Général en deuxième section, Pierre Semengue, par la Fécafoot pour violation de certains textes dans son déploiement, un comité technique transitoire avait été mis sur pied. Le Général qui se sentait ses droits bafoués avait porté l’affaire devant le Tas – le Tribunal arbitral du Sport, la juridiction internationale du sport. Le président de la Ligue professionnelle du football s’appuyait ainsi sur des arguments de droit. Le Tas va livrer son verdict après avoir épuiser le dossier et réhabiliter la Lfpc. Du coup, la Fédération vient une énième fois d’être déboutée. Ce qui signifie que la Fécafoot devra permettre à la Ligue que dirige de continuer à assumer ses missions qui avaient été confiées ù un comité de gestion provisoire. Cette décision motivée par des faits de droits avérés qui désillusionne la Fécafoot, qui a lait réagir le président de la Lfpc, sera t elle exécutoire au Cameroun au regard des enjeux, mais surtout des mauvaises habitudes ? Depuis que la décision est tombée, la Fécafoot n’affiche aucune attitude qui pousse à dire que la Ligue professionnelle va se remettre en selle comme auparavant. Certains proches de cette fédération tempèrent et estiment que la figue est régie par des textes qui auraient été violés par l’équipe du Général Semengue. Par conséquent, la décision du Tas, selon des indiscrétions proches de la fédération, ne sera pas d’application directe, mais se heurtera à cette disposition légale qui encadre la Lfpc. Faux et archi faux, rétorquent les thuriféraires de la Lfpc, qui disent à qui veut l’attendre qu’ils doivent être rétablis dans leur droit au plus vite. Cette sentence de la Fécafoot, qui devrait donner lieu à l’exécution de la sentence risque plutôt de créer un blocus sur la saison 2020-2021 du Cameroun, dans la mesure où on sait que les relations entre la fédération et la Lfpc sont tumultueuses. De quoi inquiéter les Camerounais qui veulent enfin voir le championnat se professionnaliser et devenir compétitif. Il faut le relever, les acteurs du football camerounais se regardent en chiens de faïence. Entretemps, le football local agonise alors que les contentieux émergent au point de saturer l’opinion qui se lasse de la gestion à l’emporte-pièce du football, qui plombe les résultats des clubs sur la scène africaine. L’autopsie du football camerounais donne à voir un championnat sans âme, des matches qui n’attirent plus des foules, le niveau qui s’est abaissé, le mauvais traitement des joueurs ou des encadreurs frisent le ridicule… Au lieu que les autorités s’attèlent à redresser ce football qui avait un niveau envieux et faisait courir les foules à une époque maintenant bien lointaine, elles se livrent à des batailles sans fin. Les clubs émerveillaient de leurs talents et de leurs jeux la scène continentale de manière à devenir des références, comme le fut Canon de Yaoundé, Tonnerre Kalara Club, Caiman de Douala, Oryx de Douala, entre autres. La réunion présidée par le Minsep, le 18 septembre impliquant les deux parties, à savoir : la Fécafoot et la Lfpc, avait pour objectif de fumer le calumet de la paix. On espère que cette rencontre tripartite aboutira à des conclusions de nature à éviter une nouvelle crise entre les deux instances, notamment la fédération de football et la ligue professionnelle.


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