Construction des routes : lumière sur le tronçon babadjou-bamenda

Les contours de cet important projet ont été expliqués à la presse ce 18 mai 2021 à’ Yaoundé par le ministre des travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumesi. Où en est-on réellement avec la reconstruction du tronçon Babadjou-Bamenda de l’axe routier Yaoundé – Bamenda ? Quelles sont les mesures à prendre en vue de l’achèvement des travaux ? C’est pour tenter de répondre à ces préoccupations que le ministre des travaux publics, Emmanuel Nganou Njoumessi, a rencontré la presse ce 18 mai 2021 à Yaoundé. En effet, la reconstruction du tronçon routier Babadjou -Bamenda est devenue la croix et la bannière, en raison de l’insécurité dans la région du Nord-Ouest qui dure depuis 04 ans. On se souvient que les matériels de l’entreprise adjudicataire du marché ont été plusieurs fois vandalises par les sécessionnistes anglophones. Aussi, la vie des employés est en danger. Résultats des courses : deux entreprises adjudicataires ont déjà abandonné le chantier par cause d’insécurité criarde. Mais il faut sauver le projet coûte que coûte. Le gouvernement du Cameroun via le ministre des travaux publics veut absolument achever ce chantier financé en grande partie par la banque mondiale. « Le financement a été mis à notre disposition par la banque mondiale. Les travaux ont effectivement commencé après le paiement des indemnisations. L’entreprise chargée des travaux est SATOM, et Study International exerce la mission de contrôle et de surveillance du chantier. Mais, il se trouve comme vous le savez déjà qu’en septembre 2018, les bandes terroristes ont incendié les équi peçnents de SATOM et le directeur d’agence de cette entreprise s’est rapproché de moi pour m’informer que son siège lui interdit de se mobiliser dans cette zone. Un constat de force majeure a été annoncé par la suite », a contextualisé le ministre Emanuel Nganou Djoumessi. Sauf que lorsqu’on parle d’un cas de force majeure, il y’a de fortes conséquences au niveau du financement. L’entreprise adjudicataire réclamait une somme de 04 milliards de FCFA. « Nous avons entrepris d’examiner ces revendications avec notre partenaire la banque mondiale. Je puis vous dire que jusqu’aujourd’hui, nous n’avons pas encore accédé à toutes ces réclamations. Mais toujours est-il que l’entreprise, a décidé de ne plus se mobiliser. Sur hautes instructions du président de la république, Paul Biya, nous discutons encore avec le partenaire financier » argue le MNTP. Compte tenu du retard accusé, le tronçon Babadjou-Bamenda (52km), a été finalement réorganisé en 04 sections pour 04 entreprises : la section 1 qui va de Babadjou pour Matazem (17km) est construite par SATOM qui a accepté le marché ; la section 2 va de Matazem à welcome Bamenda (18km) ; la section 3 regroupe la voie de contournement de la falaise de Bamenda (4.930km) ; et la section 4 englobe l’école des champions- agence Amour Mezam Junction -finance Junction- vetinary junction -hospital roundabout-foodmarket-city chemist roundabout-vetinary function (11,990km). « Pour le reste des sections, la chance va être donnée aux entreprises locales. Nous avons déjà identifié ces entreprises et nous allons les présenter à notre partenaire financier. J’ai donné des ordres de services à ces entreprises pour les activités préliminaires c’est-à-dire, le projet d’exécution, la reconnaissance du site et surtout les opérations de maintien de la sécurisation », a expliqué Emmanuel Nganou Djoumessi. Cependant, il se trouve que l’entreprise mobilisée sur le terrain avait 20 mètres de limite, mais cette dernière est allée jusqu’à 30 mètres. « Cette situation a amené notre partenaire financier à suspendre l’exécution des travaux, jusqu’à ce que le maître d’ouvrage que je suis, apporte des clarifications à la suite d’une plainte introduite par un cabinet d’avocat de Bamenda qui se plaignait qu’il y ait eu démolitions de 09 habitations. La commission départementale des constats et d’évaluation des biens de la ME2AM a très rapidement évalué le coût de ces dégâts ‘ et nous avons accepté la prise en charge », rassure le maître d’ouvrage. A ce jour, la banque mondiale tient à ce que l’ingénieur de l’Etat s’assure que les emprises ne sont pas occupées depuis l’abandon des travaux ainsi que l’arrêt des destructions dans la ville de Bamenda. Ce qui a été fait. Des discussions sont actuellement en cours entre le gouvernement et la banque mondiale pour l’obtention de la non-objection pour la mobilisation des 03 entreprises identifiées sur la section du Nord-Ouest et le remplacement de SATOM qui a abandonné la section où elle était mobilisée depuis la seconde attaque du 08 janvier 2021. Selon le MINTP, tout est fin prêt pour que les travaux puissent reprendre d’ici fin juin ou début juillet prochain. « Il y’a une mobilisation sociale au niveau des habitants qui veulent vraiment cette route. Le Chef d’AKOM m’a écrit pour dire qu’ils se sont organisés afin que les travaux se déroulent dans les bonnes conditions. Ce qui est d’ailleurs rassurant. Je tiens à vous rassurer que la route Babadjou -Bamenda sera construite peu importe les inconvénients. Car, c’est la volonté du chef de l’état, Paul Biya », a-t-il conclu en toute sérénité.


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