Remaniement ministériel : le leurre...

De nombreux dysfonctionnements, de multiples manquements de certains départements de l’équipe gouvernementale actuelle, des loupées sur la gestion de la pandémie à coronavirus, aucune attractivité stimulant une relance économique permettent aujourd’hui d’appeler avec insistance à la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale pour attaquer les défis qui interpellent la Nation. A la présidence de le République, l’on s’organiserait déjà à séparer l’ivraie au bon grain, des bluffeurs aux travailleurs et des illusionnistes aux républicains. La restructuration de la sphère gouvernementale, ralentie par certains réseaux et cercles ésotériques bien connus est bien en gestation de l’avis d’une source bien au fait. Même comme les anges déchus entretiennent l’incertitude et la délation, elle se fera. Votre journal vous livre ici quelques points de réflexions et les profils des prochains technocrates… Le mot est lâché : défis. Et le Cameroun en ce moment particulier en a de nombreux à relever. Ils sont multiples dont le moindre n’est pas la survenue de la pandémie a coronavirus dont la seconde phase â largement contribué à imploser les chiffres de morts et de personnes contaminés. Il y a également le défi sécuritaire tant il est vrai que depuis 2016, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest vivent une guerre qui ne dit pas son nom avec la volonté de quelques compatriotes de créer un Etat à eux. Le dernier défi et pas des moindre est essentiellement économique. Le Cameroun, du fait de tous ces défis devrait se réinventer pour aborder avec sérénité tous ces défis et tous leurs corolaires. La vision présidentielle Pourtant, il est de notoriété publique que le président de la République, Paul Biya n’a jamais caché son désir d’évaluer ses ministres au bout d’un certain temps. L’on avait cru qu’après l’élection présidentielle d’octobre 2018, il constituerait une ,équipe solide capable d’implémenter son programme politique pour lequel 71% des Camerounais lui ont.fait confiance. Malheureusement, le gouvernement du 4 janvier 2019 a accouché d’une petite souri. Le tsunami annoncé ayant été reporté à plus tard. Du coup, dans l’opinion, l’on a commencé à scruter l’horizon que les élections législatives et municipales de février 2019 ainsi que les régionales de 2020 allaient donner au chef de l’Etat l’occasion idoine de procéder à une nouvelle distribution des cartes. Que non ! C’est pour cela qu’au sein même du gouvernement, il y a ceux qui se rongent les dents et ceux que cette longue attente amuserait plutôt. Mais une question revient sur les lèvres : pourquoi l’annonce du remaniement tarde-t-elle tant, alors qu’au lendemain des élections municipales, législatives et régionales, beaucoup misaient pour uneaccélération rapide du calendrier ? Bien malin donc désormais qui saura, l’heure, le jour et l’ampleur duremaniement ministériel tant attendu. L’incertitude Et comme avant chaque remaniement, les rumeurs vont bon train au sommet de l’Etat. D’où cette flopée de gouvernements concoctés sous les lambris dorés des résidences de quelques manipulateurs et savamment distribués via les réseaux sociaux. D’après des indiscrétions puisées à bonnes sources, l’agenda immédiat de Paul Biya devrait être consacré à des sujets et dossiers qui lui semblent prioritaires. Il se dit dans certains salons huppés de la cité capitale que le président de la République aurait en effet décidé de mettre un point d’honneur à la cohésion de l’action gouvernementale. Et donc de conserver le dispositif en place depuis le 4 janvier 2019. Il s’agirait, dans son esprit, d’affronter en ordre de bataille les grands défis du moment. Lesquels ont trait à la lutte contre la pauvreté et à la réalisation des infrastructures de développement. La Sécurisation du territoire Davantage, Paul Biya mettrait un point d’honneur à la lutte contre l’insécurité, au retour à la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à une guerre sécessionniste. L’éradication de la secte islamiste Boko Haram, dans l’Extrême-Nord, fait également partie de ces urgences présidentielles. Sur un autre plan, le président de la République, après le report de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de football en 2022, tiendrait à faire de cette grand-messe sportive l’un des plus belles, sinon la mieux réussie sur le continent. Mais davantage, Paul Biya est préoccupé par la crise sanitaire qui sévit actuellement à travers le monde. Vers une refonte gouvernementale Oui ! Le Cameroun a besoin d’un nouveau gouvernement • dont la première symbolique de rupture serait son rétrécissement tant il est vrai que les Camerounais n’ont plus besoin d’une équipe gouvernementale pléthorique, mais d’un gouvernement réduit qui ferait la part belle à des technocrates d’une nouvelle génération pour traduire en acte la transition génération qu’il souhaite de tous leurs vœux. L’on verrait ainsi un regroupement de plusieurs ministères pour plus d’efficacité. Il ne ferait de mal à personne de voir le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire rejoindre le ministère des Finances pour en faire un seul ministère de l’Economie et des Finances comme dans un passé récent. Tout comme l’association des ministères des Arts et de la Culture, celui des Sports et de l’Education physique, et celui de la Jeunesse de l’Education civique qui ferait bien un ministère des Sports, de la Culture et de la Jeunesse. Ou encore, pourquoi ne pas jumeler le ministère des Forêts et de la Faune à celui de l’environ et du Développement durable. Le ministère du Commerce se retrouverait bien à même de gérer les attributions du ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologie. Dans le même ordre d’idée, un regroupement des ministères en charge du volet éducation ne ferait du mal à personne. D’ailleurs, si ce n’est pas un vœu pieu, l’on espère que le président de la République serait en train de se pencher sur ces problématiques avant de rendre public un nouveau gouvernement moins pléthorique mais oh combien efficace. Une obligation nationale Dans la foulée des indiscrétions puisées à bonne source, Paul Biya, à travers le prochain remaniement, devrait apporter des réponses à l’une des exigences formulées sous cape par certains ressortissants des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. A savoir, la nomination de leurs congénères de ces régions à des postes ministériels de premier plan. Il faut dire, que dans le cadre de la crise anglophone, le chef de l’Etat a pris une série de mesures montrant son attachement à la paix et au dialogue. On peut citer la création d’une section de la Common Law à la Cour suprême, l’organisation d’un concours spécial pour le recrutement des auditeurs de justice et des greffiers anglophones à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), la nomination des ressortissants des régions anglophones à la tête de certaines structures nouvellement créées comme la Commission nationale de promotion du bilinguisme et du multiculturalisme, l’Académie nationale de football. Mais toutes ces mesures ne semblent pas toujours avoir fini par convaincre ces compatriotes de la bonne foi présidentielle. Un nettoyage impératif Au-delà de toutes ces contingences, et selon une source à la présidence de la république, le président Biya s’évertuerait à opérer l’un des castings les plus irréfutables qui soit. Toujours de cette source très crédible, si certains noms reviennent en boucles dans une optique de disqualification et ne méritant plus la confiance du président de la République dans sa conduite des grandes opportunités sur lesquelles repose son septennat actuel, d’autres, considérés comme des technocrates rompus, s’apprêtent désormais à rendre service à la Nation. Certes, il est vrai que le Cameroun va vers une transition générationnelle qui créée plus d’ennuis que de biens avec ces luttes ouvertes_des “’dauphins » supplétifs, mais l’homme fort d’Etoudi, dans un souci de garder la main, veille et guide, enlevant les marrons du feu à tout instant. Pas simple, le fardeau qui sied au président de la République présentement. Mais l’on sait plus à l’extérieur qu’au triangle national que, quelque soit les embûches et bagarres de foires qui se font, le Chef de l’Etat s’est donné une mission de laisser un pays prospère et en paix. Et il le fera.Est-ce pour cela qu’il tient donc certains de”ses démons” en laisse et en laissent d’autres pour qu’ils puissent, le moment venu, rendre gorge de cette trahison qu’ils auraient fait à la Nation ? L’avenir qui n’est plus très obscur dévoile déjà certains scénarios. La prochaine République fera le reste.Dur, très dur l’exercice du pouvoir…


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