L'église catholique appelle à un nouveau dialogue inclusif

L’église catholique qui est au Cameroun pense que les résolutions du Grand dialogue national n’apportent rien sur le terrain. Dans le nord-ouest et le sud-ouest, la violence se déchaine. Le niveau de tensions reste très élevé dans certaines zones. On assiste à des affrontements entre armée et séparatistes. «Ces derniers jours, à Bambui de nombreuses maisons sont incendiées et des affrontements armés se produisent quotidiennement. Certaines personnes sont tuées. Les patrouilles de la police effraient la population, en particulier les personnes âgées qui n’ont jamais connu une telle atmosphère de tension». Explique un religieux camerounais. Selon un rapport de Human Rights Watch, le conflit a déjà fait plus de 1 800 morts. Ces derniers mois, ont note le kidnapping de plusieurs prêtres. Toute chose qui contraint Andrew Nkea Fuanya, évêque de Mamfe, à fermer trois paroisses de son diocèse. George Nkuo, évêque de Kumbo, est kidnappé. Des autorités civiles et religieuses sont enlevées tous les jours pour être libérées contre rançon. Eglises En début octobre Paul Biya convoque un grand débat national à Yaoundé. Les responsables religieux prennent par à ce conclave, on adopte des résolutions. Spécifiquement pour les deux régions. Mgr Abraham Kome, évêque de Bafang et président de la conférence épiscopale du Cameroun, se déclare satisfait des discussions et des conclusions tirées. «Nous avons été particulièrement sensibles au fait que le Saint-Père a fait de ce dialogue une préoccupation spirituelle». Réagit ce dernier. De nos jours, l’espoir de l’église s’est tu. Les tensions freinent la vie sociale et économique du pays. Les élections municipales et législatives sont pour 2020. Cela ne semble rien changé à la situation. «Nous craignons la fraude lors des élections, nous craignons également une explosion de violence. L’Église catholique continue d’affirmer que la violence ne peut pas conduire à un dénouement positif. Les évêques demandent l’ouverture d’un dialogue inclusif auquel participent les deux parties. Face aux menaces constantes, en particulier de la part des séparatistes, l’Église catholique tente de se rapprocher des jeunes afin de leur enseigner les valeurs de la vie». Renseigne un responsable religieux auprès de l’Agence Fides.


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