Elecam reconnait les manquements dans l'organisation de la présidentielle 2018

L’institution en charge du processus électoral fait son mea culpa au sujet de la sénatoriale et de la présidentielle de l’année dernière. Elections Cameroon (Elecam) a reconnu, ce 15 mars à Yaoundé, qu’il s’est «heurté à des difficultés » en 2018. Année au cours de laquelle l’institution a organisé deux élections au Cameroun : la sénatoriale en mars et la présidentielle en octobre. Enow Abrams Egbe, le président du Conseil électoral a avoué que le processus électoral a été entaché par « l’apparition persistante de doublons sur le fichier électoral dû en partie au dysfonctionnement des kits biométriques ». Il s’exprimait le vendredi 15 mars à la faveur de la première session ordinaire du Conseil électoral d’Elecam. Le président du Conseil relève également « le faible taux de participation » aux scrutins et la « problématique du vote des Personnes déplacées internes et des réfugiés issus des régions en crise ». Il déplore par ailleurs la « timide implication des partis politiques » dans ce processus au Cameroun. Pour l’année 2019, Elecam doit organiser des élections régionales – les premières au Cameroun – et le scrutin couplé législatives/municipales. A ce propos, le président du Conseil note que le processus de révision des listes électorales en cours est « timide », ce alors que Elecam s’est fixé comme objectif de faire inscrire 10 millions de Camerounais.


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