[Éducation]Ngaoundéré:Un seul diplôme décerné à deux candidats au lycée de Mardock

Les concernés portent le même nom et prénom. L’affaire fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la région de l’Adamaoua. Et c’est depuis 2013 qu’Ousmanou Chehou, actuellement étudiant à l’université de Ngaoundéré, se bat pour obtenir son certificat d’Aptitude professionnelle (CAP). A l’époque élève en 4e année électromécanique (time) au lycée technique de Ngaoundéré Mardock, durant l’année scolaire 2012-2013, il perd sa quiétude à la publication des résultats d’admissibilité au Cap industriel de la session de juin. Explications Selon la correspondance du 08 août 2018 que cet ancien élève adresse au directeur des examens, des concours et de la certification du ministère des Enseignements secondaires (Decc), il affirme que «deux candidats se sont présentés à l’examen du Cap électromécanique de la session 2013 au sous- centre du lycée technique de Ngaoundéré Mardock ayant les mêmes noms, prénoms, années et lieux de naissance dont je suis l’un des candidats. Faisant suite à la publication des résultats d’admissibilités, on constate que les Jurys ont mis le jour et le mois de naissance de l’un et de l’autre candidat pour publier. Suite aux différentes régional des Enseignements secondaires pour l’Adamaoua, il a été confirmé que c’est le candidat nommé Ousmanou Chehou, né le 1er mars 1996 à Ngaoundéré, qui est admissible. Il se pourrait que le matricule d’examination n°6020035 appartient à un candidat dont je suis Ousmanou Chehou né le 22 juin 1996 à Ngaoundéré». Réclamations Face à ce qu’il qualifie de scandale, Ousmanou Chehou «sollicite une vérification approfondie à ce problème», poursuit-il dans sa correspondance qui est restée lettre morte. «Quand ils ont déclaré l’admissibilité, elle n’appartenait à personne. Il fallait donc déterminer. Je me suis rendu à l’école, J’étais seul et j’ai trouvé l’autre Ousmanou Chehou accompagné de son parent au bureau du pro¬viseur. De mon côté, j’ai essayé d’expliquer la situation au proviseur Djidéré Francois qui m’a référé au chef de centre Bobbo Yaouba qui a, par la suite, confronté nos deux actes. Bobbo Yaouba ira directement à la délégation régionale des Enseignements secondaires pour l’Adamaoua. Il a pris nos deux numéros de téléphone â l’effet de nous appeler et nous confirmer. Le même jour, le chef du secrétariat des examens pour le centre d’examen de Ngaoundéré Mardock, m’appelle pour me dire que ce n’est pas moi qui suis admissible et que c’est l’autre Ousmanou Chehou. Je retourne donc au centre d’examen et j’exige la copie du procès-verbal qui me sera refusé par le chef de centre. Je suis donc rentré. Au moment de la composition des examens pratiques, on m’a refusé l’accès, affir¬mant que ce n’est pas moi qui suis admissible», explique Ousmanou Chehou. Inertie L’infortuné décide alors de rencontrer le sous-directeur de l’organisation à la Decc de Yaoundé, «qui me fait voir le procès-verbal. Il constate alors un décalage au niveau du procès qui montre clairement que c’est moi qui suis admissible et que c’est l’autre Ousmanou Chehou qui a échoué. En réalité, on établit le procès-verbal suivant l’ordre défini dans la liste définitive, mais Je constate que sur nos deux noms, il y a décalage. Le n“ 127 vient avant le 126. Ce procès-verbal ne respecte en aucun cas l’ordre de la liste définitive», fait savoir le candidat. Ce qui accentue les soupçons du jeune Ousmanou. La Conac saisit Face à l’inertie qu’il constate dans le traitement de ses requêtes, Ousmanou décide de saisir la commission nationale anti-corruption (Conac) pour dénoncer un acte assimilé à la corruption lors de l’examen du Cap électromécanique organisé au lycée technique de Mardock session 2013. La let¬tre reprend le contenu de celle adressée au Decc/Minesec. Cette fois ci aussi, l’élève ne recevra pas de suite. Il adresse encore une correspondance au ministre des Enseignements secondaires. Ousmanou Chehou est voué à son sort, celui de subir en précise-t-il. A titre de rappel, l’élève serait le premier de son sous-centre en spécialité électromécanique. Le résultat annuel de l’établissement place Ousmanou Chehou 3e de la classe sur une quarantaine d’élèves. «Je veux qu’on annule ces diplômes et qu’on me paie des réparations. C’est tout ce que je demande, la promotion de la justice et du travail bien fait afin que • cette situation ne se répète plus sur d’autres candidats. J’interpelle au plus haut niveau le président de la République pour que je sois rétabli dans mes droits», espère Ousmanou Chehou. Affaire à suivre…


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