Dialogue national : le mrc exige la libération de maurice kamto comme préalable

La formation politique exige la libération préalable de Maurice Kamto et de tous les prisonniers politiques avant sa participation au grand dialogue national. « Le MRC ne saurait prendre part à ce Grand Dialogue National sans la libération préalable de son président national, Professeur Maurice Kamto, des leaders des partis politiques et organisations alliés ainsi que des militants et sympathisants du MRC arrêtés arbitrairement et détenus illégalement depuis plus de sept mois pour certains, à la suite des ‘Marches Blanches Pacifiques’, des 26 janvier, 1er et 8 juin 2019 », a écrit le leader du MRC dans un mémorandum adressé le 17 septembre 2019 au Premier ministre, Joseph Dion Ngute. Dans sa correspondance au Chef du Gouvernement, le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a relevé que c’est depuis 2015 que son parti attire l’attention du Gouvernement sur le problème anglophone et « qu’il devrait être résolu par le dialogue ». Maurice Kamto estime que la plupart des catégories des personnalités consultées avant le début dudit dialogue le 30 septembre 2019, est « à craindre que le dialogue soit déséquilibré et ne produise pas les résultats attendus pour résoudre durablement les crises multiformes auxquelles le pays est confrontés, particulièrement celle des régions anglophones ». Le président du MRC juge que l’armée doit être représentée à ce grand dialogue national par des politiques et les groupes armés par leurs leaders politiques. « Il serait dangereux pour l’avenir des institutions républicaines d’impliquer directement les forces armées et les groupes combattants armés dans la gestion des affaires politiques de notre pays », a souligné Kamto. S’agissant de l’ordre du jour, le MRC estime qu’il faudra parler de la forme de l’Etat, la réforme du système électoral, l’indépendance de la justice, le respect des droits de l’homme et des libertés, la protection de la fortune publique et le statut de la diaspora. Sur l’organisation des débats, Maurice Kamto appelle à une personnalité neutre et à l’implication de la communauté internationale. Pour une transparence des travaux, Kamto plaide pour « une grande couverture médiatique ».


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