Quand le ministre piège le personnel hospitalier

Les hôpitaux du Cameroun sont des mouroirs on aura de cesse de le dire si la hiérarchie à toujours été au courant sans dire mot cette fois les travailleurs de la santé seront plus attentif. Les faits ce sont déroulés dans la capitale économique du Cameroun dans le tristement hôpital Laquintinie. Un patient anodin comme il y en a des milliers par jour c’est présenté devant les guichets pour une prise en charge quelconque. Et comme nous en avons tous fait l’amère expérience un jour, il a dû subir les foudres, le mépris excroissance du manque de professionnalisme de ceux qui ont fait le serment d’Hippocrate devenu hypocrite de nous sauver la vie. Rendu à la pharmacie pour acquérir les médicaments qu’ont lui a prescrit, le malade peu commun boira le calice jusqu’à la lie puisque la-bas aussi, on lui intimera l’ordre de poser son maigrichon popotin sur le banc et d’attendre son tour, le tout accompagné d’un mogrément digne des films de Nollywood. Croyant avoir tout vu dans son périple, c’était sans compter sur les infirmières et autres sage-femmes adeptes des séries Novelas qui ne rateraient un épisode pour rien au monde et même si pour ça un ou deux Camerounais doivent passer de vie à trépas. C’est convaincu que notre patient spécial regagnera son domicile, un non-évènement pour un patient lambda. Mais seulement, lui est le ministre de la santé Manaouda Malachie et comble de l’ironie certains ne l’ont même pas reconnu. Si nous ne souhaitons pas des sanctions trop lourdes, l’on pense quand même que de telles descentes incognito pourraient pousser les uns et les autres à plus d’orthodoxie. Bravo monsieur le ministre, la récréation est terminée.


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