Fru ndi crache du feu sur les séparatistes

Dans une sortie mémorable sur les ondes d’un confère, le chairman du Sdf, affirme l’indivisibilité du Cameroun. Il indexe les meurtres, les exactions, et autres crimes graves commis par les séparatistes, sous les ordres de commanditaires tapis en occident dans les régions anglophones. John Fru Ndi a tenu tout d’abord à exprimer ses condoléances à toutes les familles touchées par la tuerie de Kumba dans laquelle sept enfants et de nombreux autres sont tombés sur des balles d’une horde de hors-la-loi qui s’est introduite frauduleusement au sein d’un établissement alors que ces derniers étaient en classe. Revenant sur sa longue absence hors du pays et surtout sur les allégations au sujet de sa fuite et de son décès, il a laissé entendre qu’il était certes, en soins intensifs mais avait une oreille attentive sur la situation qui prévaut dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. Il ne s’est pas enfui du pays comme le laissait croire certains groupes sécessionnistes. Il est bien vrai qu’il a été approché par plusieurs chancelleries occidentales pour se faire délivrer un passeport, ainsi qu’à sa famille pour une résidence définitive hors du pays. « J’ai dit non, je ne peux pas abandonner mon pays dans une telle situation sanglante. Si je me retire qu’adviendrait-il de ces pauvres populations prises sous l’étau des groupes armés ? », a déclaré le chairman dépité. A propos de la recrudescence de l’insécurité dans le NoSo, il a dit qu’il est incompréhensible que dans un pays de droit, que des gens sortent de nulle part, kidnappent, rançonnent et tuent des femmes, enfants, enseignants, et autres camerounais sans que la rigueur de la loi ne s’abatte sur eux. Pour lui, « dans toute situation de crise, il y a un minimum de droits humains qui doivent être respectés». Le leader du Sdf indexe sans détour, les leaders séparatistes résidant en occident, collectent des fonds et commanditent des actes de violences perpétrés depuis plus de quatre ans par les groupes séparatistes surdes populations anglophones. D’après lui, ils sont incontestablement ceux, de qui viennent les mots d’ordres appliqués par ces groupes pour perturber les enseignements dans ces régions. Ils les accuse de refuser aux enfants d’aller paisiblement à l’école. Sinon, comment comprendre que des gens qui ont pourtant bénéficié des mêmes avantages dans ces écoles, refusent à présent que leurs petits frères puissent accéder à la même chose aujourd’hui. Pour Fru Ndi, « Il faut que cela prenne fin; on ne peut pas continuer à hypothéquer l’avenir des enfants des régions anglophones de la sorte et dire lutter pour leur cause ». Selon lui, le Cameroun reste un et indivisible et aucun soutien d’où qu’il vienne, ne viendra mettre un terme à cela. Ainsi, la normalisation de la situation dans ces régions en crise, ne passera pas par la lutte armée, mais par une solution politique claire. D’où son exhortation à la concertation, aux débats et concessions des uns et des autres pour le retour d’une véritable paix. Il a d’ailleurs invité tous ces va-t-en-guerre, tapis au Etats-Unis et en Europe à se désillusionner et venir mettre leurs expertises pour le développement du Nord-ouest et du,Sud-ouest, pour en faire un modèle de modernité. A ces détracteurs qui le disent ne plus avoir d’influence politique réel sur là situation actuelle au Noso, il assène, «J’ai contribué à de nombreuses avancées démocratiques dans ce pays. Et vous ne pouvez pas tirer sur mon cerveau parce que je ne suis pas favorable à votre soit-disant cause sur l’ambazonie avec les milliers de morts que vous semez au passage. Je suis un politicien et en politique il faut convaincre les populations à adhérer à votre vision par les idées et non parles armes ». Les paroles de Fru Ndi sonnent comme un glaive dans la chair des vendeurs du rêve de scission du Cameroun L’échec constaté, ils doivent tirer les conséquences en assumant leurs responsabilités dans le carnage orchestré dans le NoSo.


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