Budget 2019 : les dépenses augmentent de 287,7 milliards au 3è trimestre

Au mois de septembre, elles s’élèvent à 3 434,4 milliards de FCFA contre 3 146,7 milliards de FCFA pour la même période de 2018. Si l’on s’en tient aux données du ministère des Finances qui vient de publier « l’exécution budgétaire à fin septembre 2019 », pour les neuf premiers mois de l’exercice 2019, les dépenses courantes croissent de 183,3 milliards en glissement annuel pour se situer à 1 732,4 milliards de FCFA à fin septembre 2019. Par rapport aux 2 451 milliards de FCFA prévus pour l’année, leur taux d’exécution est de 70,7%. Les dépenses courantes comprennent les dépenses de personnel, les dépenses de biens et services, les dépenses de transferts et pensions, les dépenses d’investissement. Les dépenses de personnel diminuent de 0,2% en glissement annuel et s’établissent à 742,9 milliards de FCFA à fin septembre 2019. Elles ont été exécutées à hauteur de 72% par rapport aux 1 032 milliards de FCFA de prévision annuelle. Les dépenses de biens et services croissent de 14,7 milliards (+2,7%) en rythme annuel et s’élèvent à 554,6 milliards de FCFA à fin septembre 2019. Le taux d’exécution de ces dépenses est de 69,2% par rapport aux 802 milliards de FCFA prévus dans la loi de finances rectificative. Les dépenses de transferts et pensions se chiffrent à 434,9 milliards de FCFA au terme des neuf premiers mois de 2019, augmentant ainsi de 170,4 milliards de FCFA par rapport à la même période de l’exercice précédent, en raison notamment de l’inscription dans le budget 2019 du soutien aux prix du carburant à la pompe, contrairement à l’exercice précédent. Comparativement aux 617 milliards de FCFA prévus pour l’année, elles présentent un taux d’exécution de 70,5%. Contrairement aux dépenses de personnel, de biens et services, de transferts et pensions, les dépenses d’investissement diminuent. Elles s’élèvent à 903 milliards de FCFA à fin septembre 2019 contre 1 010 milliards de FCFA à fin septembre 2018, soit une baisse de 107 milliards de FCFA entre les deux périodes. Par rapport à la prévision annuelle de 1 478 milliards de FCFA, le taux d’exécution de ces dépenses est de 61,1%. Après l’accélération des travaux d’infrastructures liées à la CAN de football masculin prévue en 2021, ces dépenses retrouvent leur rythme normal d’exécution. Elles se présentent sous la forme de dépenses d’investissement sur ressources et de dépenses de restructuration. Les dépenses d’investissement sur ressources propres s’élèvent à 372,5 milliards de FCFA à fin septembre 2019, baissant ainsi de 31,9 milliards (-7,9%) en rythme annuel. Par rapport à la prévision de l’exercice, leur taux d’exécution est de 57%. Les dépenses d’investissement sur financements extérieurs sont de 511 milliards de FCFA à fin septembre 2019. Elles baissent de 76,3 milliards de FCFA en rythme annuel (-13%). Par rapport aux 775 milliards de FCFA de la loi de finances rectificative, leur taux d’exécution est de 65,9%. Les dépenses de restructuration se chiffrent à 19,5 milliards de FCFA à fin septembre 2019 contre 18,3 milliards de FCFA à la même période de l’exercice 2018. Leur taux d’exécution est de 39% par rapport aux 50 milliards de FCFA de prévision annuelle. La dette publique croît Le service de la dette publique s’établit à 722,7 milliards de FCFA au terme des neuf premiers mois de 2019 contre 545,9 milliards de FCFA à la même période de 2018, soit une hausse de 176,8 milliards de FCFA (+32,4%) en glissement annuel. Cette hausse s’observe dans les deux grandes catégories de dette publique. Par rapport aux 1 283 milliards de FCFA prévus pour l’année, le taux d’exécution du service de . la dette publique est de 56,3%. Le service effectif de la dette extérieure se chiffre à 379,1 milliards de FCFA à fin septembre 2019 contre 272,7 milliards de FCFA à fin septembre 2018, soit une augmentation de 106,4 milliards de FCFA. Son taux de d’exécution est de 70,1%. Les paiements au titre de la dette intérieure progressent de 70,4 milliards (+25,8%), passant de 273,2 milliards de FCFA à fin septembre 2018 à 343,6 milliards à fin septembre 2019. Cette évolution s’explique par les efforts d’apurement de la dette conventionnelle et des arriérés intérieurs. Par rapport aux 742- milliards de FCFA prévus pour l’exercice, le taux d’exécution de ces paiements est de 46,3%.


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