Michèlle ndoki lâche kamto et lance son mouvement politique

La militante du Mouvement pour la renaissance du Cameroun dans un direct Facebook, ce samedi 24 juillet 2021 a annoncé la mise sur pied très prochaine d’un mouvement dénommé « les bâtisseurs ». Vers la mise sur pied d’un nouveau mouvement politique au 237 (Cameroun) ? La réponse est oui. Et c’est l’œuvre de l’avocate au barreau du Cameroun, Me Michelle Ndoki. Celle-ci est membre du Mouvement pour la renaissance du Cameroun de Maurice Kamto. Pour l’heure, elle n’a pas encore annoncé sa démission du Mrc, mais ce samedi 24 juillet 2021, le temps d’un direct sur sa page Facebook, elle a présenté sa nouvelle orientation politique. « L’erreur que nous avons faite, jusqu’ici, c’est de présenter à nos compatriotes des personnes providentielles comme étant l’alternative à la personne providentielle aujourd’hui en place », a-t-elle indiqué dans son direct. Dans la foulée, elle a présenté les grandes lignes de son projet politique. « Cette nation sera bâtie comme les autres, par des êtres de chairs et de sang qui font des erreurs, qui se trompent, qui essaient, qui échouent et qui recommencent », explique-t-elle. Des bâtisseurs « Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce n’est pas des spécialistes dans la détection des fautes ou des travers des uns et des autres… Ce dont le Cameroun a besoin aujourd’hui, ce sont des bâtisseurs. L’heure est sombre, mais notre terre n’a que nous et nous n’avons qu’elle. Il est temps de nous rassembler et de nous remettre au travail… Toute réalisation humaine commence par une idée. Alors permettez-moi de vous soumettre la mienne: je rêve d’un Cameroun auquel nous aurons rendu l’amour dont nous l’avons privé plus de 30 ans ; d’un Cameroun qui redeviendra connu et reconnu, pour sa capacité à apporter amour, protection et justice à ceux qu’il accueille ; d’un endroit dont la faim, la corruption, la douleur, la violence, la peur ont disparu et où chacun connait sa place. Je veux que plus jamais un enfant de ma terre ne prenne les armes contre un autre, que plus jamais une femme ne meurt en donnant la vie dans un hôpital dans l’indifférence générale ; que plus jamais un enfant ne pense à la délinquance, au banditisme comme une voie possible pour atteindre la réussite. Je rêve d’un Cameroun dont les rues sont sûres, les villages paisibles, les forêts sacrées », poursuit-elle. « Je rêve à ma dernière heure de laisser ce Cameroun à mes enfants, un Cameroun que l’on chante partout comme une terre d’accueil et d’espoir, le phare de l’Afrique centrale ; un Cameroun où l’on célèbre le travail, la force, la beauté, la sagesse sans se demander s’ils sont le fait d’un homme ou d’une femme. Je vous demande, de revenir ici avec moi, tous les quinze jours, à partir d’aujourd’hui, jusqu’à ce que, notre projet soit clair et connu. Ensuite, je vous dirai, nous vous dirons comment nous ferons pour réaliser cette vision » a-t-elle conclu.


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