Emprisonnement des journalistes : le cameroun les mauvais élèves

C’est un classement du Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Selon les chiffres publié par cet organisme, cinq journalistes sont aujourd’hui emprisonnés au Cameroun. « Le Cameroun figure dans le recensement des journalistes emprisonnés tous les ans depuis 2014. C’est le deuxième pays qui emprisonne le plus de journalistes dans la région, avec cinq détenus de manière arbitraire dans le cadre d’un système judiciaire opaque qui prévoit le recours à des tribunaux militaires pour poursuivre les journalistes, qui sont des civils au regard du droit international« , a écrit le CPJ dans son rapport annuel. Le record des emprisonnements de journalistes est détenu par l’Érythrée où 16 hommes de médias sont écroués sans procès.

Il s’agit d’Amadou Vamoulke, Kingsley Fomunyuy Njoka, Mancho Bibixy, Thomas Awah Junior et Tsi Conrad. Le premier, Amadou Vamoulké, ancien directeur général de la chaîne publique de radio et télévision camerounaise (CRTV), a été arrêté en 2016 pour détournement de fonds présumé. À la fin de 2022, il avait comparu plus de 140 fois devant le tribunal, mais l’accusation n’avait encore présenté aucune preuve substantielle contre lui. Des proches de Vamoulké affirment que son indépendance d’esprit à la tête de la CRTV a provoqué son arrestation et sa détention.

Kingsley Fomunyuy Njoka a été arrêté en mai 2020. Il est détenu en détention provisoire à Yaoundé, la capitale, et a été interrogé sur son journalisme couvrant les conflits dans les régions anglophones du pays.

Mancho Bibixy, animateur de la radio privée Abakwa FM à Bamenda, a été arrêté le 17 janvier 2017 à 20 heures au domicile d’un ami à Bamenda, la capitale de la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun. Il purge une peine de 15 ans d’emprisonnement à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé pour des accusations contre l’État et de fausses informations. En 2019, il a été condamné à deux ans de prison supplémentaires, à courir en même temps que sa peine initiale, pour son rôle présumé dans une manifestation en prison.

Le journaliste camerounais Thomas Awah Junior est en mauvaise santé et purge une peine de 11 ans à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé pour fausses nouvelles et accusations anti-étatiques. En 2019, il a été condamné à trois ans de prison supplémentaires, à courir en même temps que sa peine initiale, pour son rôle présumé dans une manifestation en prison.

Pour précision, les informations ci-dessus apportées sur le cas de chacun de nos confrères sont des rapports du Comité pour la protection des journalistes (CPJ).


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